Diagnostic tardif de l’autisme
Une étude a suivi des enfants ayant reçu un diagnostic d’autisme entre 6 et 18 ans. La plupart d’entre eux avaient reçu un diagnostic antérieur de retard de langage ou d’hyperactivité.
Deux tiers des enfants s'étaient vu prescrire un ou plusieurs médicaments pour traiter des troubles psychosociaux et comportementaux avant de recevoir un diagnostic tardif de TSA. Les difficultés dans les relations sociales avec les pairs étaient les principaux symptômes signalés par les parents au moment du diagnostic de TSA. Dans ces différents domaines, certaines différences ont été constatées entre les garçons et les filles, notamment un niveau cognitif un peu plus élevé chez les garçons, qui étaient également plus susceptibles de présenter un comportement agressif.
61% ont reçu des médicaments contre le TDAH, 23% des antipsychotiques, 10% des antidépresseurs.
Source : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/aur.2869
BOAP BOAP BOAP les vitres
Les poissons qui lavent les vitres se reconnaissent aussi dans un miroir. Et ne venez pas me dire “nan, mais ils reconnaissent que c’est quelqu’un de leur espèce, mais pas que c’est EUX”. Ils ont mis des petites photos fashion d’eux-mêmes et d’autres individus de leur espèce et les bestiaux ne se sont montrés agressifs que face aux congénères. Contrairement à certains qui ne sont pas abonnés à cette newsletter, les poissons qui lavent les vitres ont une conscience d’eux-mêmes.
Source : https://www.pnas.org/doi/full/10.1073/pnas.2208420120
Une mémoire collective pas si sélective
Une théorie stipule que nous aurions un biais de mémoire collectif nous amenant à mieux nous rappeler des moments d’héroïsme collectifs que des moments de honte, afin de flatter notre propre groupe.
À travers 5 études, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux USA, des résultats ont indiqué que pas du tout. Il semblerait que le biais de mémoire collectif n’existe tout simplement pas.
Source : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0022103122001597
La plus grosse méta-analyse de la TCC sur la dépression
Une méta-analyse incluant 409 études a agrégé l’ensemble des études (ce qui fait un total de 409 si vous avez bien suivi) sur l’efficacité de la TCC sur la dépression.
Si on s’intéresse au cas le plus simple, la comparaison entre l’utilisation de la TCC (tout nombre de séances confondu) et groupe contrôle (principalement des personnes sur liste d’attente ou “traitement normal”), la TCC a un effet très fort les neuf premiers mois. Les 4 études ayant testé son efficacité à 12 mois indiquent que la TCC n’est pas plus efficace que le groupe contrôle, de même que les 3 études ayant testé à 24 mois. Comme déjà connu dans la littérature, la TCC n’a montré qu’un effet court-terme.
Si on s’intéresse aux 24 études qui ont comparé les psychothérapies entre elles (TCC versus thérapie de support, interpersonnelle, dynamique, comportementale, 3ᵉ vague), il n’y a aucune différence d’efficacité entre elles. De même, les 8 études comparant la TCC et la médication ne trouvent pas non plus de différences.
Enfin, si on s’intéresse uniquement aux enfants et aux adolescents, comme on le savait déjà dans la littérature, la TCC n’a pas été plus efficace que le groupe contrôle dans les 8 études inclues.
Source : https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/wps.21069
L’ocytocine mon amour
L’ocytocine, l’hormone de l’amour, de l’eau fraiche et d’un soupçon de paradis, était aussi, plus étonnement, l’hormone de la confiance. Hélas, trois fois, hélas, ce n’est finalement pas le cas, ainsi que l’a démontré l’étude la plus sérieuse à ce jour qui n’a pas réussi à répliquer l’étude de 2005 dont le ted-talk a atteint les 2 millions de vues.
J’aimerais bien des ted-talks pour les études qui n’ont pas été répliquées aussi.
Source : https://www.nature.com/articles/s41562-020-0878-x
Des bidules et des trucs
À Lendbreen Pass (un coin bien paumé de Norvège), des chercheurs ont trouvé régulièrement dans le sol des petits morceaux de bois sculptés. C’est très joli en déco, mais ils n’avaient aucune idée de à quoi ça pouvait servir. Par contre, ils savent que ces bitoniaux dataient de l’époque des vikings, il y a plus de 1000 à 1500 ans.
Photo d'un truc en bois
Ils se creusent la tête de chercheur (oui, les chercheurs ça cherche) mais comme ils ne trouvent pas, ils en mettent en déco dans des musées.
Et puis un jour, il y a la mamie (pas une de Chypre) qui décide d’emmener ses petits-enfants au musé local pour leur montrer des trucs de passé. Et elle explique aux petits enfants “alors ça tu vois ces morceaux de bois, ça se met dans la bouche des bébés chèvres et moutons pour les empêcher de téter leur maman”.
WHAT! Les chercheurs sont tout ébaubis. Ils demandent à la grand-mère comment elle sait ça. Eh bien madame utilisait aussi ce genre d’outil dans la ferme de ses parents dans les années 30. La partie incurvée permettait de faire passer une corde qu’on attache derrière la tête des bêtes. Elle leur dit même que c’est du bois de genévrier, car c’est le bois le plus dur du coin, ce qui… est attesté par les tests chimiques réalisés.
C’est donc un outil des vikings… qui était encore utilisé dans les années 30, de manière locale, sans que l’on en ait connaissance.
À noter que ces outils sont en fait assez communs en Europe, mais pas de ce bois-là et pas exactement de cette forme-là, caractéristique des vikings.
https://www.livescience.com/viking-treasure-lost-mountain-trail.html
Ils sont fous ces étudiants psys
Parmi 1600 répondants, psychologues et étudiants en psychologie aux USA, 80% ont dit avoir eu un trouble psychologique dans leur vie, 48% avec un diagnostic de trouble psychologique.
C’est énorme hein ? Eh bien pas vraiment. Une étude ayant durée 50 ans en Nouvelle-Zélande montre que 86% des individus de 50 ans ont indiqué avoir eu au moins un trouble psychologique dans leur vie. Ainsi, si les psychologues et étudiants en psychologie ne sont pas plus à risques d’avoir des troubles psychologiques que la population générale*, ils ne sont pas immunisés non plus.
L’image qui fait réfléchir
Différence entre les aides aux entreprises et les aides à la protection sociale
La question des abonnés
La newsletter est suffisamment longue comme ça, mais je vous propose d’aller lire cet article du Vidal intitulé “Microbiote intestinal : pour en finir avec certains mythes”, vous y trouverez plein d’informations intéressantes sur ce qu’on fait dire au microbiote qui, s’il pouvait parler, nous demanderait de le laisser un peu plus tranquille.
La fin que vous ne lirez pas de toute façon
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*sauf mes abonnés sur Insta, ces dégénérés.
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